Délégation Académique au Numérique Éducatif de Créteil

Le numérique chez l’adolescent (sociologie des usages du numérique).

26 / 09 / 2013 | DGL
Avec Lionel Faure, délégué académique à la vie lycéenne.

Comment représenter ses camarades dans les diverses instances de la vie lycéenne sans réelle possibilité de communiquer avec eux ? Telle est la question que s’est posé un jour un jeune lycéen, en sa qualité de délégué d’élèves. Or, il lui est apparu que le micro blogging pouvait offrir des fonctionnalités qui paraissaient absentes dans l’espace numérique de travail (ENT) de son établissement. En outre, il indique que les réseaux sociaux (Facebook en l’occurrence) correspondent davantage aux besoins et aux attentes de la majorité des élèves. Facebook est en effet perçu par eux comme une plateforme conviviale, « un endroit pour communiquer, se parler », qui permet des échanges rapides avec un grand nombre de destinataires (en fait, l’ensemble de la communauté). L’expérience s’est donc avérée relativement concluante, dans la mesure où elle a donné aux jeunes la possibilité de participer davantage à la vie lycéenne qu’autorise et encourage l’institution scolaire.

Cependant, une telle expérience ne va pas de soi, car des dérapages sont toujours possibles. De manière assez prévisible, la mise en œuvre de ce projet de micro blogging a été émaillé par plusieurs incidents auxquels les adultes ont dû remédier. La preuve a donc été faite que si l’impulsion de tels projets pouvait être donnée par les élèves, elle devait cependant toujours être encadrée. Car c’est à ces derniers qu’incombe, en dernière instance, la responsabilité d’éduquer aux usages de l’internet et des réseaux sociaux au sein de l’école.

C’est pourquoi M. Lionel Faure, délégué académique à la vie lycéenne, pose la question de savoir comment utiliser Facebook comme un « véritable outil de travail » ? Peut-on, oui ou non, lui conférer une dimension institutionnelle ? Au fond, cette expérience du miccro blogging a le mérite de poser un certain nombre de questions en matière de numérique éducatif. La vie démocratique peut-elle encore se dérouler comme si les réseaux sociaux -et la formidable caisse de résonance qu’ils constituent- n’existaient pas ? Dans l’hypothèse inverse, comment s’assurer qu’ils ne constituent pas un possible moyen de pression ni un risque d’atteinte à la vie privée des personnes qui en font usage ?

M. Lionel Faure propose ici des pistes de travail pour assurer un encadrement responsable de ces usages des réseaux sociaux au sein et/ou en périphérie de la vie scolaire.

Intervenants :
• Shamine ATTAR, élève de Terminale au lycée Jean Macé de Vitry-Sur Seine,
• M. Lionel Faure, délégué académique à la vie lycéenne.