Délégation Académique au Numérique Éducatif de Créteil

Qu’est-ce que le numérique ?

30 / 06 / 2014 | DF | DGL

1. Le passage de l’analogique au numérique

L’informatique permet de capter des signes que l’on peut trouver soit dans le monde de la nature (des sons, des couleurs…), soit dans le monde de la culture (des textes, des images, des sons…). Ces signes sont convertis en signaux numériques de façon à pouvoir être encodés et traités au moyen de calculs mathématiques (de programmes) intégrés dans les appareils électroniques (appareils photos, ordinateurs, caméras, micros, enregistreurs…). Ces signaux doivent en effet être traités pour devenir exploitables. précisément, les traitements informatiques permettent de conserver, de traiter, de manipuler et d’exploiter l’information à l’infini. Nous sommes là dans le monde dit « numérique ».

Pendant longtemps, les traitements de l’information se faisaient au moyen de procédés dits analogiques (physiques, mécaniques ou chimiques). Le principe de l’analogique est de reproduire le signal à enregistrer (audio, vidéo…) sous forme similaire sur un support (magnétique en général). Par exemple, lorsque l’on enregistre un signal audio sur un système analogique, le signal présent sur la bande suivra les mêmes amplitudes (" la même courbe ") que l’onde sonore (avec plus ou moins de fidélité).

Mais avec l’apparition des technologies d’information et de communication, les procédés analogiques tendent progressivement à être remplacés par les procédés numériques. Ces derniers se révèlent en effet beaucoup plus précis, plus efficaces et, surtout, ils permettent des applications ainsi que des usages extrêmement innovants.

2. Le processus de la numérisation.

Pour comprendre cette évolution technologique majeure, il faut savoir que les procédés numériques encodent et traitent l’information au moyen d’algorithmes mathématiques et de codage informatique. C’est pourquoi on utilise le terme de « numérique » : il vient du latin « numerus » (« nombre », « multitude ») et signifie « représentation par nombres ». Ce codage informatique a été inventé pour permettre l’enregistrement, la transmission et le traitement des informations.

Le son, la lumière, les textes produisent des signes de nature différente. Pourtant, aussitôt captés, tous les signes sont codés selon une procédure identique : ils sont tous transformés en signaux et codés en mode binaire du type : « O/1 », « ON/OFF ». Par exemple, pour l’utilisateur qui rédige un texte, chacune des touches du clavier génère un signal codé et interprété par la machine. Chaque signal est composé d’une suite précise de « 0/1 » que la machine est capable d’interpréter et que les programmes sont capables de traiter en fonction des algorithmes utilisés.

Conversion de l'analogique en numérique

Ce processus de codage que l’on nomme numérisation explique la différence, par exemple, entre un appareil photographique argentique et un appareil photographique numérique. L’appareil photographique argentique utilise des procédés mécaniques et chimiques pour opérer (capter la lumière, impressionner puis développer la pellicule). Le processus est dit analogique car la pellicule réagit en fonction des variations de l’intensité lumineuse. L’appareil photographique numérique convertit la lumière et les couleurs en signaux électriques qui sont ensuite convertis en mode binaire (suites de O et de 1). Les signaux lumineux sont ainsi décomposés en une matrice de petits carrés jointifs qui représentent alors les unités élémentaires de l’image. Ces petits carrés sont appelés pixels (de l’anglais picture element). Chaque pixel est caractérisé par une couleur unique, puisqu’il est considéré comme indivisible. Numériser un signal lumineux revient donc à représenter les couleurs par des valeurs numériques ayant une signification précise.

3. L’essor du numérique

Comme nous l’avons vu précédement, le signal numérique constitue l’élément premier et indispensable pour pouvoir traiter l’information. Mais cela ne suffit pas ; il faut encore lui appliquer des procédures informatiques. Sans la numérisation des signes (les sons, les images, les textes…), tout traitement informatique est impossible. Inversement, sans traitement informatique, les signaux numériques peuvent exister mais restent inexploitables.

Ce système d’encodage informatique des signaux numériques fait qu’on peut traiter tous ces signes avec un seul et même appareil. Dans le monde analogique, le traitement de chaque type d’information requiert l’utilisation d’un type d’appareil conçu à cet effet (l’appareil photographique, la machine à écrire, le dictaphone). En revanche, dans le monde numérique, un ordinateur permet à lui seul de traiter indifféremment des textes, des nombres, des images, des sons, des vidéos grâce au processus de numérisation et à l’utilisation de logiciels appropriés. Dans le même appareil, on trouve principalement deux aspects : un support physique qui permet de stocker et d’acheminer l’information (l’ordinateur et ses composants) et les processus logiques qui permettent de traiter l’information (les logiciels). L’informatique regroupe l’ensemble des traitements appliqués à tout signal numérique. Par exemple, retoucher une photo avec un logiciel de traitement de l’image consiste à modifier le codage des pixels. L’utilisateur n’a pas besoin d’être un expert en informatique, car le fait d’actionner les commandes du logiciel entraîne la modification du codage.

4. L’ère du numérique

On qualifie de numériques les machines qui sont capables de comprendre et de traiter ce code : les appareils photo, les camescopes, les écrans plats, les ordinateurs, les téléphones mobiles... On qualifie également de numériques les informations produites ou traitées par ces machines : les photos, les films, les musiques...

Par extension, le numérique désigne aujourd’hui l’ensemble des processus et des instruments informatiques ainsi que leurs usages. L’ère numérique dans laquelle nous sommes entrés se caractérise précisément par ce fait majeur : les informations, traitées de façon informatique, sont traitées, stockées, diffusées, reproduites, exploitées et partagées de façon massive et planétaire depuis l’avènement de l’Internet.

 

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